Coronavirus: les gestes barrières ne servent pas à retarder l’immunité collective

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Dr Edith NKWEMBE, Microbiologist of INRB DRC using laboratory reagents to identify COVID-19. PH: WHO AFRO

La publication qui circule sur les réseaux sociaux sur une probable fin de la pandémie de la Covid-19 depuis le mois de mai 2020 et sur les mesures sanitaires exigées depuis juin 2020 ne servent qu’à retarder l’immunité collective est une fausse information. En effet, cette infox parle de plus de 60% d’immunisés c’est qui rend inutile les recherches sur le vaccin contre la Covid19.

Dans son tweet du 28 Août 2020 par exemple, Markel Nassaz dit, « L’épidémie Covid19 est bel et bien terminé depuis le mois de Mai. Toutes les mesures sanitaires depuis Juin ne servent qu’à retarder au maximum l’immunité collective qui se met en place. En effet s’il y a plus de 60% d’immunisés, le vaccin devient inutile ».

Le virus de Covid-19 n’est pas encore éradiqué

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie de Covid-19 est encore en propagation. La preuve, même dans les pays où la situation semblait s’améliorer après le dé-confinement, les nombres des cas ne cessent de grimper actuellement. « Vous suivez ce qui se passe en Europe même aux Etats-Unis, notre directeur national avaient d’ailleurs prévenu que l’on traversait juste un moment de diminution des cas mais que la pandémie en question n’était pas finit du tout », nous a fait savoir Eugène Kabambi, Emergency Communications Officer de l’OMS en RDC.

« Ses allégations ne sont que des rumeurs car vous êtes vous-même témoin de l’actualité sanitaire que traverse le monde », précise Eugène Kabambi.

Il n’existe pas d’étude ni des statistiques sur les personnes immunisées contre la Covid-19

Que ça soit au niveau mondial, tout comme en RDC, il n’existe pas de statistiques qui prouvent qu’il y a déjà 60 % de personnes immunisées de la Covid19. « Les immunisés, c’est vrai tous les scientifiques travaillent pour comprendre parfaitement cette pandémie, mais jusqu’à présent, il n’existe pas des chiffres exactes qui vont dans ce sens », ajoute Eugène Kabambi.

En effet, jusqu’à présent, aucun vaccin n’a été validé mais les grandes puissances continuent à faire de recherches pour un éventuel développement.

Un temps envisagée par certains pays, la stratégie d’immunité collective a vite été abandonnée car trop dangereuse. Et les pays qui l’ont adoptée en partie, comme la Suède, ne montrent pas de bons résultats dans la lutte contre le Covid-19 écrit le site spécialisé en santé Science et Avenir.

« Etre protégé d’une maladie, qu’on ait des anticorps ou non. En l’absence de traitement efficace et de vaccin spécifique, l’immunité collective représente un espoir de continuer à vivre normalement, sans mesures barrière ou distanciation sociale. Mais pour atteindre ce niveau de protection au sein d’une population contre une maladie, il faut que l’agent infectieux par lequel elle se déclenche ait assez circulé au sein des individus. Ce n’est qu’avec un certain nombre de personnes infectées et protégées grâce à des anticorps que la chaîne de transmission du virus peut-être cassée. Les scientifiques estiment qu’environ 65% de la population doit avoir été infectée par le SARS-CoV-2 pour atteindre ce niveau de protection. Une fois acquise, l’immunité collective permet de protéger les plus fragiles, donc les nouveaux-nés, les personnes âgées ou les personnes avec un système immunitaire déficient ».

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