Photo téléchargée sur le site du magazine français OhMyMag
Depuis le début de l’année 2018, des images d’un jeune fabricant des meubles (tables, tabourets, poufs, pots de fleurs) à partir des pneus usagés circulent dans les réseaux. Ces photos illustrant un sujet de la République démocratique du Congo ont bel et bien été trafiquées.
L’on parle d’un jeune artiste de la ville de Lubumbashi en province du Haut Katanga dans la partie sud est du pays. Les publications qui tiennent à encourager cet imaginaire génie créateur congolais, ne citent pas malheureusement son nom. Il ne s’est pas agi d’une omission ou d’une stratégie. C’est simplement parce que ce nom n’existe pas, ou s’il existait dans des coins de cette ville cuprifère du Congo, il ne correspond vraiment pas aux photos qui l’illustrent.
Capture d'écran, Basetege Kamagate devant des pneus. A droite, exposition des pneus déjà transformés en poufs
Des photos d’ailleurs 
En réalité, si la plupart des photos du jeune fabricant des meubles à partir de pneus usagés nous viennent, les unes de la Côté d’Ivoire précisément à Abidjan, les autres de Dakar la capitale sénégalaise, il y a une qui a été simplement téléchargée sur le site du magazine de la mode OhMyMag ( un magazine féminin de la mode basé dans la commune française de Gennevilliers)  Les premières photos sont d’un certain Basetege Kamagate, un jeune autodidacte très connu dans la région de Yopougon à Abidjan. S’étant lancé dans ces activités de recyclage et design depuis l’année 2016, il est responsable de l’agence qu’il nomme Kazonature.
Alioune Doucouré dans un salon équipé de meubles fabriqués par lui meme à partir de pneus usagés
Les autres  dont celle qui montre un jeune assis dans un salon équipés de beaux meubles colorés, fabriqués à partir des pneus recyclés sont d’un jeune de Dakar. Celui ci se nomme Alioune Doucouré et sa jeune entreprise Sen Arts qu’il ne cesse de promouvoir sur différents réseaux sociaux. Tout comme l’Ivoirien de Kazonature, ce dernier fabrique également des tables, des poufs, des chaises, des pots de fleurs et bien d’autres meubles.
Après des recherches, Congo Check a tient donc à préciser que ces images qui ont pourtant suscité de l’attention et beaucoup de réactions de congolais sur les réseaux sociaux ne sont pas en réalité de Lubumbashi comme les posts le prétendaient.